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Diabète, Cholestérol et Allergies en quelques mots
I - Le diabète
C'est une anomalie du métabolisme du glucose dans le sang.
a) On distingue deux types de diabète :
- Diabète de type 1 : production insuffisante d'insuline par le corps; c'est le principal diabète détecté chez les enfants.
- Diabète de type 2 : résistance du corps à l'action de l'insuline; ce type de diabète intervient surtout chez les sujets âgés et les personnes obèses, on parle souvent de diabète gras ou diabète de la maturité.
Quand peut-on parler de diabète ? quand par deux fois, au moins, le taux de glycémie dans le sang a été contrôlé à plus de 1,26 g/l à jeun.
b) Le Régime
1) Le régime du diabète insulino-dépendant doit respecter trois règles:
- 45 à 50 % de glucides venant de sucres complexes :
- sucres simples : produits céréaliers
- lactose : pain, pâtes, riz, pommes de terre,fibres, légumes verts, fruits.
- Attention certaines restrictions peuvent être apportées concernant les légumes verts, voir son médecin pour plus de précisions.
- 30 à 35 % de lipides provenant des graisses cachées :
- produits laitiers
- boucherie
- poissons
- oeufs
- + 1/3 de graisses saturées : beurre
- + 1/3 de graisses poly-insaturées : huiles ou margarines de maïs, de soja,de tournesol.
- 18 à 22% de protides dont plus de la moitié d'origine animale
- EVITER : l'alcool surtout en raison du taux de sucre.
Conclusion :
Le régime est légèrement :
- hypoglucidique
- hyperlipidique
- hyperprotidique
Mais surtout, il est important de fractionner les repas, pour une meilleure assimilation, c'est fondamental dans cette pathologie.
L'idéal est de trois repas et de deux à trois collations par jour.
2) Le diabète de type 2 (diabète de la maturité)
Il représente 80% de l'ensemble des diabétiques dont les 8/10 sont obèses ou anciens obèses.
Donc son régime est celui de l'obèse dans sa globalité :
- suppression des sucres rapides
- ne pas supprimer les fruits
- diminution des sucres lents
- augmentation des fibres
- apport légèrement hyperprotidique
- apport légèrement lipidiques acides gras mono et poly-insaturés
- suppression de l'alcool
- boire 1 litre d'eau par jour
3) Boissons déconseillées aux diabétiques
- Jus de fruits en boite (50g) = 10 g de sucre absorbé
- jus de raisin (55g)
- coca cola (90g)
- bière (250g = 1/4l)
- cidre (2 verres)
Par contre ils peuvent consommer raisonnablement : champagne, un verre devin blanc et de rouge.
II - Le cholestérol
a) La maladie
Ici, on met en cause les lipides (graisses) présents dans notre corps, danscertains aliments, et fabriqués par notre organisme.
Mais c'est un constituant essentiel des membranes de toutes les cellules.
Cependant, un taux trop élevé est un facteur majeur de risquescardio-vasculaires.
On distingue le :
- Bon cholestérol HDL norme>0.35g/l
- Mauvais cholestérol LDL norme <1.6g/l
On a établi un seuil de sécurité à ne pas dépasser chez l'adulte de 2g/l.
Pour éviter le développement de facteurs de risque, il faut privilégier lacosommation de graisses insaturées (origine végétale et marine), et éviter lesgraisses saturées (animales).
b) Le régime idéal
1) Favoriser :
- poissons gras
- graisses d'origine végétale (huile, margarine de tournesol, de colza,de maïs..)
- volailles sans la peau
- 2 oeufs maximum par semaine
- fibres (légumes, fruits, céréales, légumes secs)
- manger 5 portions de fruits et légumes crus ou cuits par jour
2) Limiter :
- sucres rapides (confiseries, pâtisseries, sodas....)
- alcool, voire le supprimer si les tryglicérides sont élevés
3) Eliminer totalement
Surtout n'éliminez rien (sauf l'acool si nécessaire), car tout estnécessaire à l'organisme.
III - Les allergies
a) Les causes des allergies
Elles sont nombreuses et variées, mais il apparaît que les allergiesalimentaires sont les plus fréquentes, elles concernent tout type depopulation, et tranches d'âge.
Ce qui est inquiétant c'est la progression spectaculaire de ce typed'allergies.
Heureusement les dépistages sont de mieux en mieux réalisés voiresystématiques chez des populations à risque.
Statistiques :
1983 : sur 94 patients allergiques
- urticaires physiques (%) 8.5
- aliments (%) 2.1
- additifs (%) 0
- médicaments (%) 0
- infections (%) 2.1
- associations de causes (%) 64
- idiopathiques (%) 85
1995 : sur 134 patients allergiques
- urticaires physiques (%) 7.4
- aliments (%) 42.5
- additifs (%) 21.5
- médicaments (%) 14
- infections (%) 6
- associations de causes (%) 15.6
- idiopathiques (%) 8.2
b) Les débuts de l'allergie
Il faut savoir que l'allergie peut débuter avant la naissance, car l'acquisition d'une sensibilisation alimentaire peut se faire dans la vieintra-utérine.
Elle peut provenir de facteurs génétiques, d'un déséquilibre immunitaire etd'anomalies du milieu intra-utérin.
Une des causes principale connue c'est le tabagisme maternel pendant lagrossesse, source de troubles du développement foetal et par voie deconséquence favorisant les terrains allergiques.
c) Les prédispositions
La présence d'une allergie chez un membre de la famille augmente le facteurde risques chez l'enfant à naître.
Nombre de personnes allergiques dans la famille / Risques allergiques pourle nourrisson en %
- Aucune personne allergique : 5 à 15 %
- un parent allergique : 20 à 40 %
- deux parents allergiques : 40 à 60 %
- deux parents atteints de la même allergie : 60 à 80 %
d) L'alimentation au sein source de propriétés anti-allergiques
Le lait de la mère est l'aliment dont la composition est adaptée aunourrisson, il contient des agents anti-infectieux, des substances quifavorisent le développement de la microfore intestinale, et lui confèrent despropriétés anti-allergiques. Cependant, d'authentiques allergies peuventapparaître chez l'enfant nourri au sein.
e) La diversification alimentaire
En France cette diversification intervient en général vers l'âge de sixmois.
Il faut qu'elle soit lente et progressive, surtout si l'enfant comporte desrisques allergiques.
f) L'allergie peut-elle être mortelle ?
Oui, soit par choc anaphylactique, très fréquent chez les enfants (allergiesalimentaires aux arachides, fruits secs...), soit suite à une crise d'asthmeaigue, ou encore par un oedème laryngé.
IV - Les allergies par inhalation
Seule l'alimentaiton n'est pas en mettre en cause dans le phénomène desallergies, il y aussi des allergènes dans l'air que l'on respire.
Les principaux allergènes que l'on inhale pénètrent dans l'organisme par lesvoies aériennes , on parle de pneumallergènes, ils ont présents chez nous, dansla rue et sur le lieu de travail ou à l'école.
a) On peut en dresser une liste non exhaustive :
- acariens
- poussières de maison
- chat, chien
- blattes
- moisissures d'intérieur
- pollens (graminées et herbacées)
- moisissures : Alternaria, Cladosporium
- farine
- isocyanates
- latex
- souris
- rats
- et certaines allergies alimentaires qui peuvent également passer parl'inhalation : épluchage de légumes...
Vous voulez éviter les allergies par inhalation :
- commencez par aérer régulièrement votre habitation, aérer votreliterie,
- passez régulièrement l'aspirateur sur vos tapis, moquettes etc..
Des études plus récentes ont mis en évidence la toxicité de tous les parfumsd'ambiance :
- encens,
- diffuseurs électriques ou non
- aérosols
- bougies parfumées
b) Allergies à la pollution
Aucune étude n'a pu permettre d'établir une corrélation entre la pollutionet l'apparition d'allergies.
Cependant chez les sujets sensibles, un pic de pollution est un facteuragravant chez des patients souffrant d'allergies respiratoires.
(rhinites, asthme...)
c) Allergies à la fumée de tabac
Tout comme la pollution, le tabac ne peut être incriminer dans ledéclanchement de pathologies allergiques.
Cependant que le tabagisme soit actif ou passif, il est un facteur agravant:
- irritations nasales
- hyperractivité bronchique
- déclenchement de crises d'asthme
d) Allergies à l'aspirine et aux AINS
Il peut apparaître chez certains sujets une intollérence à l'aspirine , etaux anti-inflammatoires non stéroïdiens, surtout chez les asthmatiques.
On détecte trois types de réaction possibles entre 20 mn et 3 heures aprèsla prise du médicament :
- réactions de type A : respiratoires et ORL (15%) crise d'asthme,polypose nasosinusienne.
- réaction de type B : manifestations cutanées ( 75%) irritationsconjonctivales, oedème péri-orbitaire, érythème de la face et du cou
- réactions de type C : combinaison de réactions de type A et B.
Concernant les AINS, de remarquables progrés ont été réalisés, mais lerisque de réaction n'étant pas toutefois pas nul, ces produits seront prescritschez les asthmatiques après une série de tests.
V - Quand faut-il faire un dépistage ?
Dés qu'un doute s'installe, quelque soit l'âge du patient ; car n'oublionspas que plus le diagnostic est précoce, meilleure sera la prise en charge enterme de traitement, et de prévention.
Mais attention, chez l'enfant en bas âge, si les premiers dépistages se sontrévélés négatifs, il ne faudra pas hésiter à les reconduire, surtout si lessymptômes persistes.
Les investigations faites sont d'origine cutanées, et/ou sanguines
VI - Désensibilisation
Aujourd'hui la désensibilisation ou immunothérapie spécifique (ITS) estefficace, mais reste contre-indiquée dans certains cas de figure, et inéficaceen cas de polysensibilisations.
Quand une ITS a pu être menée, son efficacité persiste pendant 6 ans environaprès l'arrêt du traitement. Deplus, des études ont démontrées qu'ellesdiminuaient l'incidence d'acquisition de nouvelles allergies, sur le sujettraité.
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